un film muet …

A_UneWF continuer le film sans le son ?

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Tyger ! Tyger !

Sorce(88)

Nous y voilà ! Nous avons éclairci le mystère en retrouvant une retranscription, mot à mot, des paroles de William Friedkin. Notre piste n’était pas complètement erronée : il ne s’agissait pas d’un nouveau film, mais du « chef-d’œuvre » retrouvé du réalisateur (ne pas oublier les guillemets pour tempérer l’abus promotionnel de cette formule), son « Sorcerer », de 1977, que l’on retrouve avec toutes dents dehors, et sa voracité intacte, restauré en 4KKKK. L’entretien a été mené pour le site Culturopoing. Pour qui voudrait avoir et l’image et la parole, dans un complexe d’intonations audiovisuelles, je vous renvoie à la vidéo en ligne.

patauger dans la jungle avec William Friedkin ?

      rencontre avec Paul Vecchiali…   |4|

HUMEURS ET RUMEURS

Le cinéma de Paul Vecchiali se caractérise par une franchise de ton, et par la radicalité de ses partis cinématographiques. Cela donne à nombre de ses films connus, de « L’Étrangleur » jusqu’à « En haut des Marches » (pour ne citer qu’eux), une force, autant émotionnelle que formelle, sans qu’aucun n’exhibe une marque de fabrique récurrente, facilement identifiable. On reconnaît « l’auteur » Vecchiali davantage, dans un esprit, des goûts, et le refus d’un quelconque système formel qui se répèterait de film en film et à l’intérieur des films-mêmes, d’une séquence sur l’autre. Antidogme et presque, anti auteur : « politiquement » incorrect. Contre la conscience artistique de soi ; le cinéma unique, signé, conformé, qui promeut une image personnelle davantage que des films singuliers…

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      rencontre avec Paul Vecchiali…   |3|

Une

« L’antinaturalisme » des films, leurs écritures soutenues, autant textuelle que formelle, auront valu au cinéaste un reproche et un malentendu récurrents : sur l’artificialité ou la théâtralité de ses films. La qualité, parfois perçue comme un défaut, est à rapprocher de ce que Vecchiali appelle « la dialectique » (voir la première partie de l’entretien), c’est-à-dire « la chose et la critique de la chose » (pour reprendre Truffaut), un endroit où se joue pour le spectateur la possibilité de douter ou de croire, de passer par des états émotionnels contrastés, de s’amuser et de « travailler »… Cette hétérogénéité, fondamentale pour Vecchiali, est ce qui donne sa vie au film et à son contenu, pour l’expérience qu’en fait spectateur, davantage que l’imitation « néo-naturaliste » de la réalité, ou qu’une diction supposée authentique.

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      rencontre avec Paul Vecchiali…   |2|

Une

À partir de « À Vot’ bon cœur », Paul Vecchiali inaugure une série de films, sous la bannière « Antidogma », un anti mot d’ordre à entendre comme un acte de résistance créative : continuer à faire du cinéma coûte que coûte, et surtout, en toute liberté, en s’autofinançant. Les films sont souvent réalisés dans les environs de la résidence du cinéaste, dans le Var, avec une petite équipe de fidèles collaborateurs (le chef opérateur Philippe Bottiglione, Jean-François Chevalier ou Francis Bonfanti au son, Roland Vincent pour les musiques…), en numérique ; quand ils ne sont pas tournés directement chez lui, dans la « Villa Mayerling » – un nom de baptême enchanteur donné en hommage à Danielle Darrieux, la muse du cinéaste, et au film d’Anatole Litvak, l’un des premiers émois cinéphiles du réalisateur.

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    rencontre avec Paul Vecchiali…   |1|

Entre_(1)

Je rencontre Paul Vecchiali juste avant la clôture du festival « Femmes Femmes », au cinéma l’Écran à Saint-Denis. « Retour à Mayerling », le cinquième volet inédit de la pentalogie initiée avec « Humeurs et Rumeurs » en 2006, sera présenté en toute fin d’après-midi en présence de deux de ses actrices : Fabienne Babe et Astrid Adverbe. C’est l’un des opus préférés du cinéaste, un film de cœur et de fantaisie, réalisé dans une petite économie domestique en numérique, dont il prise la grande liberté… L’entretien généreux, se teinte des derniers évènements : le sursaut impromptu d’attention déclenché grâce à Thomas Ordonneau, dont la société Shellac a sorti en salles, consécutivement, « Nuits blanches sur la Jetée » et la rétrospective des films des années 70 ; l’hommage rendu par les journées dionysiennes ; la quasi-unanimité critique autour du dernier film ; les nombreuses sollicitations médiatiques et les débats publics à l’issue des séances.

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Entretien avec Albert Serra (1ière partie) – « Le sauvage et le contrôlé »

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Dans cet entretien en trois parties, Albert Serra se livre sur l’évolution de son cinéma, notamment sa tentative de concilier avec ce dernier film le naturalisme et l’improvisation issus de ses premiers films avec une architecture dramatique et narrative plus contrôlée. Le réalisateur revient également sur sa façon d’envisager les icônes, ici Casanova et un vampire inspiré de Dracula, pour contourner une imagerie prévisible et surtout donner un relief plus humain aux personnages… continuer la lecture>

Entretien avec Albert Serra (2ième partie) – « la foi dans l’imaginaire »

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Même si « Histoire de ma mort » a reçu un accueil largement favorable, certaines critiques se sont élevées contre ce qui leur semblait être un mélange d’arrogance, d’auto-complaisance, voire de mépris pour le spectateur. Pourtant, comment il en témoigne dans cette seconde partie de l’entretien, Albert Serra est bien loin de toute forme de cynisme ou de posture. Le cinéma reste pour lui, plus qu’une question de professionnalisme, une grande affaire humaine qui doit être portée par la foi et la sincérité indéfectible du réalisateur, même si celui-ci s’autorise ça et là des pointes d’ironie ou de provocation… continuer la lecture>