de Da Capo aux fantaisies tropicales de Nicolas Paugam

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Les amateurs de rock 90’s indé (RIP) se souviennent avec émoi du label nantais « Lithium », devenu en l’espace d’une décennie le catalyseur d’une sorte d’underground français bourgeonnant, et de quelques talents solitaires, groupes ou individus, à la croisée du rock et de la chanson en français. Pas vraiment de dénominateur commun chez les signatures du label (Diabologum, Mendelson, Dominique A, Jérôme Minière, Bertrand Betsch, Holden… jusqu’à l’américain Dogbowl, exilé discographique notoire), si ce n’est quelques ressemblances superficielles, et cette polarité un peu aveugle autour de la chanson. Les arrangements dépouillés, un artisanat quelquefois intimiste, lo-fi, et ce chanté-parlé assez récurrent, valurent rapidement aux artistes labellisés l’étiquette assez hasardeuse de chanson « minimale ».

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Apartments en boucle | 1 |

Une 1

good evening(s)

Peter Milton Walsh, après avoir été membre éphémère des Go-Betweens en 78, s’est fait connaître avec « The Apartments », un nom de formation choisi en hommage au film de Billy Wilder, « La Garçonnière » (« The Apartment » sans les sous-titres). Ce faux groupe, renouvelé d’album en album au gré d’un parcours très sinueux (un début de carrière partagé entre l’Australie et l’Angleterre, mais vite relocalisé dans le pays d’origine après la banqueroute de Rough Trade, label du premier album), restera avant tout l’œuvre de son leader, auteur, compositeur et seul maître à bord. Tout au long d’une discographie erratique, l’australien se sera construit un monde musical très singulier, épique et introspectif à la fois, une sorte de journal émotionnel, à la croisée du post-punk, du story-telling folk, et d’une pop de chambre hors d’âge. Mais c’est surtout sa voix, véhicule d’une grande sincérité émotionnelle, avec ses éraillements, ses angoisses et sa vulnérabilité, qui, par delà les mélodies, les mots, nous aura durablement attachés à sa production. continuer la lecture