magie tchèque

Malavida a ressorti trois films de Karel Zeman au cinéma, avec le Musée Karel Zeman de Prague et les Archives Nationales du film (la NFA tchèque). Ce sont « Voyage dans la Préhistoire » (1955), le deuxième long-métrage, et deux œuvres emblématiques un peu plus tardives : « Le Baron de Crac » (1961) et « L’arche de M. Servadac » (1970), dans lesquelles Zeman atteint une invention plastique tout à fait sidérante.

Baptisé le « Méliès Tchèque », Zeman était effectivement un grand inventeur de trucages et un illusionniste, perpétuant le charme et l’artisanat des trouvailles originelles, tout comme la poésie de Méliès, mais en les élevant à un degré de virtuosité inédite, une sorte de parachèvement doublé d’une ambition narrative gargantuesque. Chaque film, à sa vision, se présente comme un grand bazar d’évènements, formellement et narrativement très élaboré, mais qui devient presque illogique, à force d’enchaînements improbables, d’humour, et de fantaisie un peu absurde. continuer jusqu’à la lune ?

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