Impénitence

saobernardo3

Les films du Paradoxe sortent « Sao Bernardo » (1971), un film brésilien inédit en France. Son réalisateur, Leon Hirszman, fût une figure importante du « Cinema Novo » en plein dans les années de dictature militaire. Décédé prématurément en 1987, il laisse derrière lui une œuvre courte mais influente, partagée entre documentaires et fictions. Son engagement y est manifeste – il y prend pour sujet les grèves ouvrières, l’analphabétisme, le travail agricole -, mais sans manichéisme ni didactisme. « Sao Bernardo », long métrage de fiction adapté du roman éponyme de Graciliano Ramos, ne déroge pas à la règle. Hirszman y traite du capitalisme agricole et de la servitude en conjuguant la tragédie et un dépouillement naturaliste. Un parvenu despotique, violent envers sa femme et ses employés, y tient le rôle principal. Plutôt que de le condamner, Hirszman lui cède la parole, pour que l’homme puisse montrer, au terme d’une longue et funèbre confession, comment il s’est construit puis anéantit au fil de ses ambitions. continuer la lecture>

Publicités