Tyger ! Tyger !

Sorce(88)

Nous y voilà ! Nous avons éclairci le mystère en retrouvant une retranscription, mot à mot, des paroles de William Friedkin. Notre piste n’était pas complètement erronée : il ne s’agissait pas d’un nouveau film, mais du « chef-d’œuvre » retrouvé du réalisateur (ne pas oublier les guillemets pour tempérer l’abus promotionnel de cette formule), son « Sorcerer », de 1977, que l’on retrouve avec toutes dents dehors, et sa voracité intacte, restauré en 4KKKK. L’entretien a été mené pour le site Culturopoing. Pour qui voudrait avoir et l’image et la parole, dans un complexe d’intonations audiovisuelles, je vous renvoie à la vidéo en ligne.

patauger dans la jungle avec William Friedkin ?

fièvre tropicale

Une

Difficilement visible au cinéma, ou bien présenté dans des éditions vidéo recadrées, « Sorcerer » avait acquis une réputation de film « maudit », autant pour son échec commercial que pour son expérience extrême de tournage. Le film, relecture très personnelle du « Salaire de la Peur » (le roman de Georges Arnaud et surtout le film d’Henri-Georges Clouzot) revient sur les écrans en version restaurée. 

un aller simple en Amérique du Sud ?

magie tchèque

Malavida a ressorti trois films de Karel Zeman au cinéma, avec le Musée Karel Zeman de Prague et les Archives Nationales du film (la NFA tchèque). Ce sont « Voyage dans la Préhistoire » (1955), le deuxième long-métrage, et deux œuvres emblématiques un peu plus tardives : « Le Baron de Crac » (1961) et « L’arche de M. Servadac » (1970), dans lesquelles Zeman atteint une invention plastique tout à fait sidérante.

Baptisé le « Méliès Tchèque », Zeman était effectivement un grand inventeur de trucages et un illusionniste, perpétuant le charme et l’artisanat des trouvailles originelles, tout comme la poésie de Méliès, mais en les élevant à un degré de virtuosité inédite, une sorte de parachèvement doublé d’une ambition narrative gargantuesque. Chaque film, à sa vision, se présente comme un grand bazar d’évènements, formellement et narrativement très élaboré, mais qui devient presque illogique, à force d’enchaînements improbables, d’humour, et de fantaisie un peu absurde. continuer jusqu’à la lune ?