boule de neige

une

Impeccable retour de Peter Milton Walsh qui signe un nouvel album de The Apartments après une (trop) longue absence. La « résurrection » tient pour les fans d’un miracle doublement inespéré. Car depuis une vingtaine d’années, Walsh a traversé de graves difficultés personnelles qui compromettaient jusqu’ici tout espoir de reprise (la perte de son fils Riley en 1999, avait entériné sa retraite de la scène musicale). Et surtout, en mettant de côté l’argument biographique et la confidentialité dans laquelle le groupe est resté, parce que ce nouvel album revigore les qualités des disques précédents sans labeur affiché (voix intacte, composition, et sensibilité très personnelle des arrangements). La pause n’aura été qu’une parenthèse (de 18 années ou presque) pour Peter Walsh qui reprend très sereinement, du moins en apparence, ses affaires musicales, quasiment là où elles en étaient.

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(deux synesthésie)   objet musical

1_Evening

L’attachement au disque, support et objet physique, vinyle ou CD, est déterminé par le visuel, le graphisme, les notes de pochettes, les mots arrêtés des « lyrics » dont on peut mesurer à l’écoute du disque, la façon d’en appuyer certains mots, phrases, pour en faire des saillies autant sonores qu’imagées. Le visuel graphique et photographique d’un disque fixe son identité, mais il est aussi un appel imaginaire, un prolongement complémentaire. C’est la plus grande faillite des « supports virtuels » : leur imaginaire est déréalisé, un jpeg et un pdf en guise de compensation, tout au plus. C’est maigre et trop désincarné, plein de manques, impalpable.

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(une synesthésie)   musique additionnelle

syn1_Fanta

Quelques transitions rêveuses de la musique aux images, des images aux mots, des mots musicaux et imagées.

Dream dreams the dreamer. Television me fait toujours rêver aujourd’hui, la guitare pointilliste de Verlaine, sa voix théâtrale et plaintive de fausset. Mais pour l’heure, c’est Alan Vega avec « Dream Baby Dream revisited », accompagné par Alex Chilton et Ben Vaughn qui me fait fantasmer. J’ai déjà parlé de mon admiration de l’album « Cubist blues », un complément imaginaire du film de John Huston, « Fat City ». Mais ici, nous sommes chez João Pedro Rodrigues. La chanson utilisée est un écrin générique. Elle cède le pas aux images, seules autorisées à faire rêver durant le film, leurs forces se suffisant en soi. « O Fantasma ! » Dream dreams the dreamer.

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fantasmas

6b_Ce qui (0)

João Pedro Rodrigues dans « Ce qui brûle guérit », 2012, réalisé par João Rui Guerra da Mata

Traverser la filmographie de João Pedro Rodrigues, et la découvrir d’un trait, comme ici, rassemblée dans un coffret dvd (l’intégrale du réalisateur sortie chez Epicentre Films), c’est un peu évoluer en funambule, sans savoir quelles surprises nous ménageront les prochains films, comme autant d’aventures et de revirements singuliers. continuer la lecture>