His name was JOY

a love letter to Harry Edward Nilsson III (1941-1994)

Dans mon top amoureux, des chanteurs, auteurs, compositeurs, éternels et j’en passe, siège le roi Harry dans son peignoir éponge. Il yodelise parmi les queues de pie, les orteils dans l’herbe, un steel-drum dans le coin, pour lui chatouiller le lobe de l’oreille. Ô maître Smilsson-Popovitch, comment faisiez-vous pour enrober votre sophistication dans une telle indulgence, un supra-m’en-foutisme qui confondait vos admirateurs ? C’étaient sans compter les sourds (des légions ici-bas) qui n’y voyaient plus que lubies éthyliques. Il fallait qu’ils aient les canaux bien bouchés, ceux qui ne voulaient rien entendre. HarO sur la débraille !   se jeter au feu avec Harry ?

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une affaire de core

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Apartments en boucle | 1 |

Une 1

good evening(s)

Peter Milton Walsh, après avoir été membre éphémère des Go-Betweens en 78, s’est fait connaître avec « The Apartments », un nom de formation choisi en hommage au film de Billy Wilder, « La Garçonnière » (« The Apartment » sans les sous-titres). Ce faux groupe, renouvelé d’album en album au gré d’un parcours très sinueux (un début de carrière partagé entre l’Australie et l’Angleterre, mais vite relocalisé dans le pays d’origine après la banqueroute de Rough Trade, label du premier album), restera avant tout l’œuvre de son leader, auteur, compositeur et seul maître à bord. Tout au long d’une discographie erratique, l’australien se sera construit un monde musical très singulier, épique et introspectif à la fois, une sorte de journal émotionnel, à la croisée du post-punk, du story-telling folk, et d’une pop de chambre hors d’âge. Mais c’est surtout sa voix, véhicule d’une grande sincérité émotionnelle, avec ses éraillements, ses angoisses et sa vulnérabilité, qui, par delà les mélodies, les mots, nous aura durablement attachés à sa production. continuer la lecture

Charles Belmont – rétrospective et filmographie

charles en debat 1976

Dans la petite constellation des réalisateurs français, redécouverts avec stupeur au gré d’un hommage, Charles Belmont (1936-2011) occupe une place particulière. Son œuvre, pourtant largement célébrée par la critique dans les années 70 (« Rak », « Histoires d’A », « Pour Clémence »…), serait restée invisible sans les efforts redoublés de ses proches – sa compagne et collaboratrice Marielle Issartel ; sa fille Salomé Blechmans, comédienne et auteur sur le dernier film – et de l’association créée en 2014, « Les amis de Charles Belmont », pour raviver cette filmographie, la montrer à nouveau au public. continuer la lecture>