un agité notoire

Unedeux

Alors comme ça, on s’agite ?
Nicolas Paugam sort son premier album solo « officiel », « Mon Agitation », un grand et ludique hommage à la musique qu’il goûte. Une musique qui vient de loin, du Brésil (de Milton Nascimento et autres bons génies), mais aussi d’assez près, de quelques vaillants « chansonniers » français, à avoir porté la mélodie et le verbe bien haut (Vassiliu, Annegarn…). De musiciens et d’interprètes donc, qui n’ont jamais perdu leurs attaches avec les musiques dites « populaires ».
Chemin faisant, chemise au vent, un univers et une écriture s’imposent. Pas des moindres. Un bel et joyeux album…

pêcher des langoustines ?

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de Da Capo aux fantaisies tropicales de Nicolas Paugam

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Les amateurs de rock 90’s indé (RIP) se souviennent avec émoi du label nantais « Lithium », devenu en l’espace d’une décennie le catalyseur d’une sorte d’underground français bourgeonnant, et de quelques talents solitaires, groupes ou individus, à la croisée du rock et de la chanson en français. Pas vraiment de dénominateur commun chez les signatures du label (Diabologum, Mendelson, Dominique A, Jérôme Minière, Bertrand Betsch, Holden… jusqu’à l’américain Dogbowl, exilé discographique notoire), si ce n’est quelques ressemblances superficielles, et cette polarité un peu aveugle autour de la chanson. Les arrangements dépouillés, un artisanat quelquefois intimiste, lo-fi, et ce chanté-parlé assez récurrent, valurent rapidement aux artistes labellisés l’étiquette assez hasardeuse de chanson « minimale ».

poursuivre le tour ?

seul et contre tous, « la bataille de solférino » de justine triet (2013)

C’est l’heure d’été avec les rediffusions de chroniques cinéma parues récemment dans les colonnes de Culturopoing

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La bataille de Solférino de Justine Triet (sortie en salles le 18 septembre 2013)

Populaire et médiatisé bien avant sa sortie en salles, on sent que La bataille de Solférino, tant par son tour de force documentaire (le film suit la journée du 6 mai 2012, deuxième tour des élections présidentielles) que par son ton humoristique, est déjà programmé pour un large succès public et critique. Tout du moins, on le lui souhaite. Pour autant, on a un peu craint en allant le voir, que le film ne s’enferme dans le « credo » de la comédie jeuniste et décalée, à l’humour doucement absurde. Néanmoins, par delà une forme de cabotinage et l’irrésistibilité, quasi-publicitaire, de sa grande intuition, La bataille de Solférino remplit tout à fait son office et désamorce toutes les réticences. Le film se surpasse même par la force d’une mise en scène, d’autant plus remarquable qu’elle se laisse oublier.
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« Ilo Ilo » d’Anthony Chen (2013)

C’est l’heure des rediffusions estivales avec quelques films à venir, chroniqués dans les colonnes de Culturopoing

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« Ilo Ilo » d’Anthony Chen (2013, caméra d’or au festival de Cannes 2013),  sortie en salles le 4 septembre 2013

Ilo Ilo prend place à Singapour à la fin des années 90, dans un contexte de grave crise financière. Pour faire face au comportement difficile de son petit garçon Jiale, un couple de quadragénaires engage Teresa, une jeune femme venue des Philippines. La chronique nous montre l’évolution de la relation entre Jiale et sa nourrice, de prime abord conflictuelle, avec en contrepoint les brimades quotidiennes que subit Teresa. Sans cesse rabaissée à son double statut d’immigrée et de domestique, elle ne trouvera son salut qu’entre les bras de son petit persécuteur. En parallèle, les parents traversent eux-mêmes leurs propres turbulences : le père vieillissant est en manque de confiance et d’autorité, la mère est irritée par une grossesse qui arrive à terme, et le spectre de l’endettement associé à celui du chômage les rend tout deux chaque jour un peu plus étranger l’un à l’autre. Dans ce contexte de désunion et de crise, la modeste Teresa, le temps de son bref passage, jouera un rôle crucial : elle contribuera à l’équilibre des relations et au maintien éphémère de l’unité familiale.
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Michel Cloup et Mendelson – amis et ennemis intimes

13-07-13_art19_Cloup-mendelJuillet 2013. Il y a deux ans, presque jour pour jour, l’album de Michel Cloup en duo avec Patrice Cartier, sortait comme ça, sans tapage, avec une belle dignité. « Notre silence » était un disque intimiste, tantôt doux, tantôt rentré, une sorte de mise à plat, économe et épurée. On sentait là, un mouvement, certes modeste, mais assez crucial, autant un bilan qu’une étape. Juste un pas ; un pas juste, aurait-on dit. Aujourd’hui, Michel Cloup partage avec nous, jour après jour, le journal d’un nouvel album qu’il prépare en studio. Le blog s’appelle « ici pour quelques mois ».
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