gros nez

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P’tit Quinquin« , la mini série réalisée pour Arte, a fait évènement lors de sa présentation à Cannes, en mai dernier, à la Quinzaine des Réalisateurs. L’objet, d’emblée, a été célébré pour son caractère passablement hors norme et inédit, non que la réalisation d’une série tv par un cinéaste reconnu soit neuf, mais parce que l’on y attendait absolument pas Bruno Dumont dans cet emploi ; un réalisateur réputé d’une ambition et d’un rigorisme peu conciliables avec le petit écran. Plus incongru encore, Dumont s’y abandonnait au genre policier et – comme s’il voulait se défaire d’une image trop solennelle – à une satire locale de la région boulonnaise, pleine d’excentricités. Au vu du résultat, ce virage dans la farce remplit largement son office, apportant fraîcheur et zébrures à l’édifice du cinéaste, même si le procédé parodique suscite quelques réserves. D’un autre côté, le changement de cap est moins improbable qu’il ne paraît puisque nombre d’ingrédients familiers demeurent, un peu comme si « La Vie de Jésus » était revisitée par un œil espiègle, avec la fantaisie enfantine de son protagoniste principal ; un ptit Quinquin qui tiendrait de Tintin, de Quick et Flupke, et du mystérieux ange exterminateur qui sévit dans ce « film ».                                       continuer la lecture>

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syndrome cathodique

CRONENBERG - 1983 - Vidéodrome,1Avouons-le, nous (enfin, moi, comme on dit) sommes de la vieille école. Non, non et non, on ne succombera pas à la série mania. Re nom de nom, on n’ira pas chanter à tort et à travers que le cinéma est à la ramasse, et qu’une bonne série télé, ça l’enfonce bien bas question de scénar et tutti ! Et on ne donnera pas dans cet espèce d’anti-snobisme, une pose comme une autre, sous couvert de glorieux antécédents comme Twin Peaks ; passant sous silence l’inconsistance de sa deuxième saison où Lynch, un peu las ou pas si fou, refaisait un peu de cinéma ailleurs, laissant la série partir à vau-l’eau dans une succession d’élucubrations scénaristiques sans queue ni tête. Certes depuis cet âge reculé – les années 90 – de belles séries américaines sont passées sous le pont (d’or) de la télévision, mais, rien à faire !                                                                              continuer la lecture>