madeleine au ketchup

13-09-23_Sebadoh

Is that okay ?? Yeah !

C’est comme ça que se terminent les 50 secondes furibardes de Sickles and Hammers, ce moins 10 d’Une (emprunté aux impérissables Minutemen) que l’ami Lenoir passait souvent en interlude et bouche virgule à la glorieuse époque (nineties quelque chose) des programmes de deux heures. J’avoue que je reste un inconditionnel du punk-rock (s’il faut une étiquette) de Sebadoh, plus encore que de Sonic Youth ou des autres sales gamins de l’indie rock, low-fi-iste, melofistes, que sais-je? Donc Sebadoh revient en octobre avec du nouveau matériel dans la besace, de quoi frétiller comme des ados émoustillés, même si Barlow et Loewenstein ont désormais des habits de quadras bien repassés (à vérifier en live). Contrairement aux critiques qui pestaient sur la (les) schizophrénie(s) de Sebadoh, tirant toute la couverture à Lou Barlow et à ses chansonnettes dépressives de mange micro, les 2 ou les 3 visages de Sebadoh ne m’ont jamais dérangé, loin de là, ils signent l’identité musicale du groupe et surtout son incroyable dynamique, arrachée au scalpel et toute en faux raccords. Sebadoh, c’est de la dentelle acoustique de fond de chambrette mais aussi des feux de camps hectolitrés et des restes de gras BBQ sur le bouton des amplis. Sans le flux de conscience flux de chansons, sans les collages un peu baveux qui animent les séquençages ( bout à bout-age?) des premiers albums, sans les transitions tantôt géniales tantôt foirées ou juste méchamment négligées, Sebadoh, c’est plus tout à fait ça, c’est trop domestiqué. J’ai donc mis un temps infini à rentrer dans les chansons plus affinées d’Harmacy et même, le pourtant génial Bakesale, me faisait l’effet d’une petite trahison par rapport à Bubble. Moi liker Loewenstein et Gaffney, comme moi aimer Barlow, Lou crado et Barlow mellow, les rythmiques aigrelettes égrenées dans un pot de yaourt, les gros rocks qui grésillent dans les gargouillis d’un siphon bouché, les larsses, les hisses, les crr… Comme Gaffney s’est dissipé dans le brouillard, je me raccroche aux acmés salutaires de Loewenstein qui empêchent Lou Barlow de trop se shampouiner le cheveu. L’alchimie n’est pas évidente et Sebadoh, c’est un peu une voiture à 3 roues, un peu bancales par endroits, mais qui roule sacrément quand elle prend de la vitesse. Alors ce retour ? Sûrement coincé entre la case Bakesale et Harmacy, on verra bien, et puis oublions le précédent opus assez quelconque. Pour patienter, on pourra se passer, pour rigoler, le « massacre » (ir)révérencieux qu’un Sebadoh postpubère perpétra en bande organisée contre la personne de Nick Drake. On repassera pour la parenté Barlow/Nick, ou alors elle est un peu bâtarde, bricolée à la va vite sur une table de vivisection durant un cadavre exquis journalistique. PINK PINK PINK E E MOOON.

Le site du groupe :   http://sebadoh.com/

les home photos de Lou Barlow sur Instagram :   http://instagram.com/loubarlow#   (les visuels du billet proviennent de là)

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